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 we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI

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⊹ MESSAGES : 33
⊹ ARRIVÉE : 27/08/2013

MessageSujet: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:12



Levi Alexander Saverin

✖️ Nom : Saverin, nom de famille connu dans le département de la pêche principalement pour les deux frères Saverin qui ont fait plus d'une farce et ont toujours aidés les autres même au dépend de leur famille. Deux garçons connu pour être de bons petits gars, enfin jusqu'à ce que Levi participe aux jeux. ✖️ Prénoms : Levi est un prénom court choisi par sa mère bien avant la naissance du petit. Le père de Levi a longuement bataillé pour que l'enfant porte comme premier prénom Alexander, son propre choix, mais sa mère est morte en couche et le père de Levi, en souvenir de sa femme, lui donna ce nom. ✖️ Age : 16 ans. ✖️ Date et lieu de naissance : 14 février 1997, département de la pêche ✖️ Métier ou occupation : Ancien vainqueur de la sixième édition des Hunter Games et mentor.. ✖️ Statut civil : Célibataire depuis toujours. ✖️ Traits de caractère : distant ~ solitaire ~ protecteur ~fidèle ~ possessif ~ jaloux ~ rusé ~ imaginatif ~ courageux ~ borné ~ malin ~ sous-estimé ✖️ Groupe : WINNERS. ✖️ Avatar : Logan Lerman.
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✖️ DEPARTEMENT DE LA PÊCHE
Who will love you? Who will fight? Who will fall far behind?

✖️ Aimes-tu ton département: La vie peut-être dur au département de la pêche, mais j’ai toujours aimé ce dernier. C’est chez moi, j’y ai ma famille, j’y ai mes amis, je me sens chez moi là bas et surtout quand je vais pêcher tranquillement ou bien quand je vais nager seul pour me relaxer. Enfant j’adorais aller me baigner avec mon frère et ma meilleure amie. Maintenant, même si je passe le plus clair de mon temps seul, j’aime toujours autant aller me baigner et je ne me sens nulle part aussi bien que dans ce département. ✖️ As-tu suffisamment à manger: Contrairement à certaines personnes dans le district, j’ai de la nourriture à profusion et je ne manque jamais de rien. Il s’agit d’une chose que j’ai toujours désiré enfant, ne pas manquer de faim, sauf que maintenant que je ne ressens plus la famine, je ne suis pas aussi heureux que je pouvais bien le croire à l’époque. Peut-être qu’avoir le ventre plein n’est pas la chose la plus importante dans la vie. En attendant, j’ai de quoi me nourrir et je ne vais pas m’en plaindre. ✖️ Ta maison est parfaite ou le contraire: Parfaite, ma maison est plus que parfaite. Elle est grande, spacieuse, elle possède plus de pièces qu’il ne m’en faut et me parait trop déserte. Ma maison est luxueuse et comporte tout ce dont on peut rêver, tout ce dont n’importe quel habitant du département pourrait rêver ✖️ Serais-tu prêt à mettre ton nom plusieurs fois pour gagner à manger: Je l’ai déjà fait. J’avais mis mon nom quatre fois à ma première participation afin d’avoir de quoi subsister toute l’année sans qu’Anton, mon frère ne doive encore rajouter des chances d’être péché au hasard. Il semblerait qu’avoir mis mon nom quatre fois fut une cause de malheur vu que dés ma première participation j’ai été tiré au sort. ✖️ As-tu déjà fait les Hunter Games: Pour mon plus grand malheur, oui. J’ai participé à la sixième édition des Hunters Games et j’ai gagné cette édition. Étonnant la majorité qui ne croyait absolument pas que le gamin perturbé, frêle et taciturne du département de la pêche avait une chance de l’emporter. Je garde même une cicatrice de ces jeux, une cicatrice partant de mon omoplate droite au bas de mon dos causé par un trident, j’ai refusé de voir partir ce signe de ma victoire, moi l’outsider. ✖️ Aimes-tu le visionnage du jeu: Avec le temps, je suis très simplement devenu insensible au visionnage des jeux. Je n’éprouve aucun dégout, aucune sorte d’émotion à voir les jeunes mourir dans l’arène, même lorsqu’il s’agit de mes poulains. A croire qu’avec le temps j’ai simplement tourné le bouton de mes émotions afin de pouvoir me détacher de toutes ces choses qui font mal. ✖️ Sais-tu te battre: Avant les jeux je me battais très mal. Le combat au corps à corps n’était pas ma tasse de thé, je me débrouillais cependant très bien avec une épée ou un glaive. Depuis, j’ai appris à me servir d’un trident et j’entretiens ma forme avec extrêmement de rigueur. Pourquoi ? Je ne sais pas trop, j’ai juste continué, à croire que l’exercice me permet d’évacuer les mauvaises pensées et toutes les choses négatives qui me trottent dans la tête. J’ai juste voulu casser l’image de l’enfant frêle et incertain qui est rentré dans l’arène et qui a vaincu les autres participants un peu comme par magie et grâce à son sadisme sans borne. ✖️ Tu préfères quel arme: L’épée est l’arme que j’affectionne le plus. Je suis rodé à son maniement depuis l’entrainement que j’ai eu avant les jeux. Lorsque j’ai eu la première fois une épée entre les mains ça c’est fait naturellement, j’étais agile avec, confiant et je su très rapidement m’en servir. C’est sans aucun doute mon arme de prédilection. ✖️ Tu serais capable de prendre la place d'un nominé: Je n’ai jamais été dans cette position, mais de tout cœur je pense sincèrement que j’en serais capable. J’ai vécu l’horreur des Hunters Games et pourtant si j’avais le choix je les revivrais une nouvelle fois pour empêcher de voir une personne que j’aime être mentalement détruite par ces jeux. J’ai déjà trop perdu à cause de ces jeux, je ne saurais pas voir un proche être envoyé à l’abattoir sans réagir. ✖️ Comment tu réagirais si un de tes proches se trouverait dans l'arène: Très simplement, je risquerais de perdre la boule. Beaucoup me disent déjà limite à cause des jeux que j’ai vécu et de ma tendance asociale, mais si un être m’étant chère venait à devoir passer par où je suis passé en m’ayant comme mentor, je ne saurais tenir le coup. ✖️ Comment se déroule ta vie, tu es heureux ici: Ma vie se passe sans heurt et sans problème. Elle vogue comme une embarcation tranquille, de là à dire que je suis heureux ? Il y a un énorme pas à franchir. Je ne me sens pas heureux, je n’ai pas l’impression d’être heureux, je ne suis pas heureux. Les HG m’ont volé quelque chose, quelque chose que je ne retrouverai jamais : l’innocence.  

✖️ DERRIÈRE L'ECRAN
Steady Sloth


✖️ Ton âge : 18 ans. ✖️ Ton niveau rp : Je vais dire assez bon, après ça dépend des avis j'imagine :sniif:Mais bon, je fais dans les 800 mots sans difficulté et je peux faire plus. ✖️ Comment as-tu trouvé le forum ? : Je saurais plus trop dire, j'ai cliqué sur un lien et depuis je bave devant mon écran fou . ✖️ Personnage inventé ou scénario ? : Inventé.

Code:
[b]Logan Lerman[/b] ✖️ [i]Levi Saverin[/i]


Dernière édition par Levi Saverin le Mer 28 Aoû - 11:02, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:14


✖ TON HISTOIRE
Someday my pain, someday my pain will mark you. Harness your blame, harness your blame and walk through

Levi n’était qu’un gamin. Un gamin de douze ans qui commençait à peine à vivre sa vie. Dans le district lui et son frère étaient plutôt connus pour leurs farces et cette bonne humeur qu’ils tachaient de transmettre au plus grand monde possible. Ils étaient deux gamins comme les autres, deux gamins vivant dans la peur, deux gamins qui parfois avaient faim, mais deux gamins débrouillards et confiants. Sa tête sous l’eau, l’air s’échappant de ses poumons, le gamin ne se rendait presque plus compte de ce qui se passait dans le monde extérieur. Il était calme, il était serein et comme toujours la mer avait le don de l’apaiser, de lui offrir la quiétude dont il avait besoin. Contemplant mes animaux marins, les poissons qui nageaient au loin pour s’éloigner de la côte, le brun s’apprêtait à plonger plus profondément lorsqu’une main s’agrippa à son épaule pour le ramener à la surface. « Faut  y aller Levi, on doit se préparer. » D’un coup, sans prévenir, tous les problèmes qui jonchaient la terre ferme lui revinrent en pleine face. Il se rappela de la Cérémonie du feu,  des chances qu’il se fasse tirer au sort, du monde qui semblait devenir fou et des horreurs auxquels ils devaient tous assister durant les Hunters Games. Une boule lui noua la gorge alors qu’Anton le ramenait sur la plage avant de le mener comme une poupée désarticulée jusqu’à leur cabane de pécheur. La famille Saverin n’avait pas à se plaindre outre mesure. Leur bicoque n’était pas aussi grande que certaines maisons du coin, mais ils mangeaient généralement à leur faim et monsieur Saverin n’était pas malade contrairement à certains autres pécheurs de son âge. Leur vie était assez belle si on omettait la mort prématurée de la mère de Levi et Anton lors de l’accouchement du benjamin. De retour chez eux, les deux Saverin se dirigèrent naturellement vers leur chambre commune alors que leur paternelle, assis dans la pièce à vivre, fixait la fenêtre d’un regard vide. Il pouvait perdre un de ces fils ce soir, comme il avait manqué de perdre Anton les cinq dernières éditions de ces jeux. C’était dur à vivre pour ce père de famille qui n’avait rien d’autre que ses garçons. C’était dur à vivre pour n’importe quel autre père de famille, pour n’importe quelle autre famille. Sauf que monsieur Saverin avait sa manière de le montrer, son regard humide, ses yeux perdus et ses épaules légèrement vouté traduisaient parfaitement la détresse dans laquelle il se trouvait. A cet instant fatidique où Levi aurait eu besoin d’un mentor, d’une image forte sur laquelle se calquée afin de ne pas craquer, il voyait son père s’affaisser, s’écrouler. Son unique repère parental était en train de s’écraser et il ne pouvait rien faire face au trouble qui s’insinuait sous son crâne.
« T’inquiètes pas Levi, tu vas pas être repris, je vais pas les laisser faire. » Posant ses yeux sur son grand frère, Levi tenta de sourire malgré le malaise qui le prenait de plus en plus. « Mais, mon nom, je… » « Il n’y aura qu’une chance que ton nom soit tiré, d’accord ? Je refuse qu’on gagne à manger en jouant ta vie, d’accord ? » Le ton d’Anton, comme toujours, était clair et confiant. L’ainé des Saverin était un leadeur né, un jeune homme prêt à tout pour aider son prochain et surement l’un des partis les plus convoités du district grâce à sa beauté et à son caractère flamboyant. Levi rêvait d’être comme son grand frère, d’être aussi apprécié, aussi courageux, il voulait aussi aider sa famille et ce n’était pas parce que ce dernier refusait qu’il mette plusieurs fois son nom afin d’avoir à manger qu’il ne le ferait pas. La nuit tombait sur le département de la pêche et l’anxiété montait en Levi qui avait déjà enfilé sa belle chemise et le vieux pantalon d’Anton. Son grand frère l’aida à arranger ses cheveux avant de lisser sa chemise dans un ensemble de geste protecteur. Lui donnant la main, le plus vieux des Saverin tira Levi derrière lui pour le mener sur la grand place avec sur leurs talons leur paternel. S’arrêtant bien avant la grand place et l’ordre aseptisé qui y régnait pour l’occasion, Anton posa ses mains sur les épaules de Levi espérant le rassuré. « Quoiqu’il se passe Levi, tu n’iras pas. Même si ton nom est tiré, tu n’iras pas aux Hunters Games, tu es trop jeune et c’est à moi de s’occuper de toi parce que maman n’a pas pu. D’accord ? » Tendant sa main, Anton attendit que les doigts frêles de son jeune frère s’y agrippe pour confirmer leur accord. Malgré lui, Levi tremblait, c’est fébrile qu’il s’agrippa à son grand frère essayant de retenir ses larmes à l’idée que ce dernier était prêt à offrir sa vie pour lui.
Installé avec les jeunes de son âge, parqué comme du bétail, Levi ne pouvait s’empêcher de regarder à gauche et à droite à la recherche de ses amis. Dans son groupe il avait déjà croisé les regards apeurés de certains de ses amis garçons. Ce qui l’intéressait véritablement c’était de savoir où Elie se trouvait. Cherchant la jeune fille du regard à travers le groupe des douze ans, lorsqu’il croisa le regard désespéré de l’enfant, le brun n’osa pas faire un geste. Il y avait tant de désespoir dans les yeux de son amie, à croire qu’elle s’était résignée à ce qui allait suivre.
Rapidement une jeune femme fut choisie, Levi y porta bien trop peu d’attention son regard anxieux posé sur le visage de son amie qui pleurait sans savoir se contrôler. Était-ce du soulagement que traduisaient les larmes de la jeune enfant ? Levi se posa la question alors qu’il continuait à fixer la petite brune dont les épaules se secouaient sous les sanglots prenant son corps. Ce fut au tour des garçons et malgré lui, le presque adolescent se déconnecta de la réalité. Il s’imaginait ailleurs, son corps perdu dans la mer, sa tête sous l’eau à nager avec les poissons. Il arriva presque à se détendre en pensant ainsi. Bien sur, il avait peur pour Anton, bien sur il crevait de peur pour ses amis et encore plus pour lui, mais il n’était pas là, il n’était plus là. Il était à des années lumières de la Cérémonie du feu et toutes les mauvaises choses qui s’y produisaient. Les yeux du jeune homme étaient posés droit devant, perdus dans le vague comme son père auparavant. Il remarqua à peine le nom qui tombait comme une sentence, la voix grave du juge qui le condamnait à perpétuité sans le dire : « Levi Saverin. » La foule sembla retenir son souffle alors que sans douceur ses camarades de classes le poussaient vers l’avant de leur section, même ses amis le poussaient trop heureux de ne pas avoir été choisi que pour se soucier de son sort. Ses yeux fous cherchaient du regard son grand frère perdu dans la section des jeunes de son âge, voyant le désespoir dans le regard de ce dernier il rechercha du réconfort dans les yeux d’Elie, mais des torrents de larmes jaillissaient de ses paupières alors que d’autres filles la tenaient pour ne pas qu’elle s’effondre. Malgré lui, il fut trainé devant la foule pour être présenté. « Anton ! Anton !! » Les cris qui s’échappaient de sa gorge étaient déchainé et même si on tentait de le contenir, l’enfant se débattait comme un diable son regard perdu vers son frère, ce frère qui devait le sauver ; « ANTON !! » Sauf que rien ne se produisit, comme bien souvent la foule retint son souffle en oubliant ce fils de la patrie envoyé à l’abattoir.
Enfermé dans une pièce luxueuse de ce dernier, le jeune homme comprenait au fur et à mesure ce qui s’était produit. Il comprenait le regard désespéré de son frère qui n’avait pas la force de prendre sa place, il comprenait les torrents de larmes qui s’échappaient des yeux de sa meilleure amie persuadée qu’elle ne pourrait pas le revoir. Il savait, il comprenait et ça faisait mal. Retenant ses larmes rageuses, le petit garçon n’en revenait pas que son frère, son propre frère lui aie fait ça. Même pas quelques heures plus tôt il lui promettait de prendre sa place et il ne fit rien, pas un geste, pas un mouvement. Anton l’avait abandonné. Anton l’avait abandonné, c’était l’implacable vérité.

« Levi, oh mon dieu Levi. » Avant même qu’elle n’atteigne le centre de la pièce Elie s’était déjà écrasée au sol les larmes débordant de ses yeux rougies. Levi s’agenouilla pour l’aider à se redresser avant qu’elle ne s’agrippe à lui. La petite fille enfonça son visage dans le cou de son meilleur ami tout en se laissant aller librement à sa tristesse. C’était plus qu’un ami qu’elle perdait, c’était un frère, c’était son âme sœur, c’était l’enfant qui avait toujours été là pour elle, un vrai ami, la personne qu’elle aura aimée plus que tout au monde. « Ca va aller Elie, j’ai qu’à revenir en un seul morceau. » Serrant plus fortement sa prise sur son ami, les sanglots de la petite fille se firent plus intenses. « J’ai juste à être le dernier survivant. Ca sera comme d’être le dernier à garder la tête sous l’eau, c’est de l’endurance et je suis endurant. » Toujours fermement agrippée à son ami, Elie refusait de le lâcher, elle ne pouvait pas affronter le presque mort qui lui servait d’ami. Se défaisant tant bien que mal de l’emprise de son amie, le petit garçon essuya maladroitement les larmes de celle-ci avant de l’embrasser sur les deux joues. Tâchant de lui rendre le sourire en la regardant longuement de ses yeux dégoulinants de tendresse, c’est un visage extrêmement sérieux qu’il afficha finalement à la belle ses mains posées sur les joues de cette dernière. « Je ne veux pas que mon dernier souvenir de toi soit de te voir pleurer à cause de moi. J’aimerais pouvoir te rendre le sourire comme j’ai toujours su le faire. » Malgré elle, Elie était déjà à nouveau en larmes, elle n’était pas prête à perdre un ami, pas prête à perdre cet ami en particulier. Toutefois, elle fit de son mieux pour sourire avant de se blottir dans les bras du petit garçon laissant les bras de ce dernier la rassurer. « Tu te souviens de ce concours stupide qui consistait à voir qui irait le plus loin sans remonter à la surface qu’on avait fait avec les autres enfants de la classe ? Je me souviendrais de toi ce jour là avec ce sourire idiot que tu m’as lancé quand on t’as tous cru mort et que je te secouais comme un prunier. Je me souviendrais du gamin farceur et idiot que tu as toujours été. » Un léger sourire aux lèvres, Levi hocha lentement la tête alors qu’il passait naturellement une main dans les cheveux décoiffés de son amie. « Moi je me souviendrais de toi le jour où tu m’as offert mon collier avec le coquillage magnifique que tu avais réussi à dénicher. Je me souviens de tes joues rosies et de tes yeux fuyant lorsque tu m’as donné ce magnifique collier. Tu bafouillais et en même temps tu me traitais d’idiot. Où que j’aille, je ne t’oublierai pas. » Naturellement, l’enfant porta une main au collier qu’il portait alors autour du cou. Un souvenir de la jeune femme, un souvenir d’où il venait, un souvenir de son identité. Lâchant Elie dont les larmes s’étaient taries, l’enfant l’embrassa à nouveau sur la joue avant de l’aider à se relever. « Dis à mon père que je l’aime et qu’il m’a toujours donné tout ce dont j’avais besoin. Je sais qu’il n’aura pas la force de me voir maintenant. Dis lui qu’il a été extraordinaire même si maman n’était plus avec nous. Dis lui que je n’ai jamais manqué de rien et que je vais faire de mon mieux pour rentrer. » « Mais… et ton frère il attend pour te voir et… » « Au revoir Elie, tu vas me manquer à mourir. »


Climb is all we know when thaw is not below us

Le souffle court, le gamin replié sur lui-même cherchait à se réchauffer comme il pouvait. Une nappe blanche s’échappait de sa bouche à cause de la température bien trop basse que pour trouver le sommeil sans un bon feu. Comme il l’avait dit à Elie, Levi était un garçon endurant. Il avait réussi à survivre au massacre du premier jour en se cachant et en fuyant ses adversaires toute une journée durant sans jamais flancher. Par la suite, l’enfant avait retrouvé la sensation déplaisante de faim, lui qui s’était presque habitué à l’abondance de nourriture au Capitole. Le brun tâchait d’oublier cette partie de son voyage, les costumes incroyables, l’entrainement épuisant. Levi essayait d’effacer ces instants glacial et sans goût qu’il avait vécu pour se rappeler son chez lui. Le goût du pain lorsque son père le surprenait lui et Anton parfois tôt le matin lorsqu’ils avaient de quoi se faire une petite folie. La chaleur du soleil séchant sa peau après une baignade, le rire de ses camarades qui s’étonnaient du temps qu’il pouvait rester sous l’eau. Enfermé dans cette arène où tout n’était que glace et sang, le garçon cherchait à retrouver la mer, son département. Soufflant sur ses mains gelées à cause du froid, le brun entendit soudainement un sifflement déplaisant. Contre tout attente, un parachute transportant le cadeau de certains sponsors s’écrasa au sol juste à côté de lui. Ouvrant la boite métallique, le garçon découvrit un chandail fait de grosses mailles rappelant les filets de son département tout en étant dans un tissu qui le réchauffa presque immédiatement. Se blottissant dans ce chandail trop grand pour lui, l’enfant repris sa route, son épée à la taille et le panier qu’il avait tressé sur le dos. Malheureusement le brun n’avait pas trouvé de choses véritablement utiles au départ des jeux si ce n’était l’épée qu’il portait en permanence sur lui, son arme de prédilection. Avec cette dernière il avait déjà tué trois adolescents, trois captifs qui comme lui fuyaient pour leur vie. Le brun était sans pitié et même face à une jeune femme en larmes du département de l’agriculture, famélique et épuisée,  Levi n’avait pas cillé lorsqu’il son épée avait tranché la chair comme il aurait ouvert un poisson. Le pire dans tout cela n’était pas le fait qu’il avait tué de sang froid trois jeunes dont il ne savait rien. On aurait pu oublier le traquenard qu’il avait monté afin d’attraper dans ses filets le garçon du district des ressources minérales. La majeure partie des gens à l’extérieur trouvait ce petit garçon frêle et presque rachitique était un géni. Cependant, lorsqu’il s’attaqua à Kara, l’autre captive de son district, les avis se mirent à diverger. Une souche du Capitole avide de jeu pris un plaisir incommensurable à voir ce jeune garçon détruire jusqu’à les liens le reliant à son département afin de survivre, pendant que les habitants des districts étaient dégoutés des actions de ce garçon. Levi ne cherchait qu’à survivre, peu importait ce qu’il avait à faire pour y arriver.
A nouveau le ciel se leva,  entamant une nouvelle journée dans l’arène. Retirant son chandail et le rangeant dans son panier fait main, l’adolescent débrouillard continua à errer jusqu’à la fin d’après midi. Il se trouva aisément de la nourriture et eu le temps de manger avant que dans son errance il ne fasse face à un des bourreaux. Les captifs n’étaient pas des dangers potentiels, il s’agissait simplement de gamins avec des armes en mains, alors que les bourreaux étaient des machines à tuer. Conscient que sa vie ce jouait à cet instant, le brun posa son regard océan sur l’endroit où imaginait la camera. Sauf que lorsqu’il observa le ciel intensément il ne pensait pas aux jeux, il ne pensait pas à la brute épaisse lui faisant face. Non, il s’imaginait serrant dans ses bras sa meilleure amie, s’installant à côté de son père afin de lui dire au revoir proprement, s’asseyant à côté de son frère pour accepter ses excuses. Néanmoins, avant même qu’il ne puisse réagir, les trois bouts du trident de son adversaire déchirèrent sa veste ainsi que son t-shirt avant d’entamer sa peau sans aucune difficulté. Le sang se mit à couler alors que l’enfant gémissait. Son dos lacéré emplissait la tête de Levi qui était incapable de ne pas ressentir la douleur. Il dégaina néanmoins son épée, chaque geste qu’il faisait étant une torture. Malgré tout, sa vie était en danger, il pouvait avoir mal à mourir, mais il était vivant. Il était encore vivant à cet instant ! Tachant de penser à sa respiration erratique, afin de la calmer, le jeune homme se jeta tête la première sur son adversaire comme un enfant impulsif et non préparé se jetterait tête la première dans la gueule du loup. Le bourreau, de belles boucles blondes tombant sur son front, eu un sourire carnassier en voyant sa proie s’offrir à lui de la sorte. Feintant, Levi se retrouva derrière son adversaire qui n’avait pas vu la feinte venir. Fauchant les pieds de ce dernier à l’aide de sa lame, il fit tomber la brute au sol, cette dernière trop lourde et sans appuie stable que pour se retenir. Dans un sourire démoniaque, qui lui avait valu le surnom de démon d’ébène à cause de ses cheveux foncés et de la jouissance que l’enfant semblait prendre à chaque nouveau meurtre, le garçon shoota dans l’estomac de la brute avant de récupérer son trident. Maniant difficilement l’arme, il planta le trident à côté du visage chérubin de son adversaire. La douleur qui le lançait était insupportable et de lourdes goutes de sueurs dégoulinaient le long de son front. L’enfant ne prit pas la peine de dire un mot alors qu’il soulevait le trident l’abattant sans hésitation sur la gorge de son adversaire. Le bruit que l’adolescent au sol fit était presque inhumain, un glapissement croisé à un gémissement plaintif. Un son que Levi n’était pas prêt d’oublier. S’appuyant sur le trident pour tenir debout, l’enfant posa un genou au sol alors que courber vers l’avant il laissait couler les larmes de douleurs qu’il n’avait jusqu’alors pas laissé échapper.
Son dos était en lambeau et l’arme qu’il possédait désormais ne l’avait pas raté. S’aidant de cette dernière pour avancer, le brun fut forcé de s’arrêter lorsque les forces se mirent à lui manquer. Se laissant tomber en avant, allongé face contre terre, sa mère droite toujours crispée sur le trident, Levi poussa un long gémissement de rage alors qu’il n’avait pas même la force de se lever. La corne sonna alors que la nuit n’était pas encore tombée. Le soleil commençait déjà à descendre dans le ciel, mais généralement les morts n’étaient annoncés que bien plus tard dans la soirée. Se redressant comme il pouvait, Levi prenait appuie sur le trident incapable de supporter son poids tant la douleur le consumait de l’intérieur. « Le vainqueur de la sixième édition des Jeux du Chasseur est Levi Saverin du département de la pêche après des jeux ayant duré une semaine et demi. » Sans qu’il ne comprenne ce qui était en train de se produire, la cage thoracique de l’enfant s’affaissa laissant s’échapper toutes l’air se trouvant dans ses poumons. Vide, creux, à croire qu’il n’y avait plus rien à l’intérieur, l’enfant semblait encore plus minuscule et inoffensif que précédemment. Un sourire soulagé étira alors le visage du garçon qui leva de son bras droit le trident, pointant ce dernier vers le ciel alors que la douleur dans son dos le lançait de plus en plus fort. Il avait gagné. C’était incroyable. Il avait survécu, c’était impossible ! Il n’en revenait pas il allait retrouver son département, il allait retrouver sa vie et tout ça n’aura été qu’un mauvais rêve, un mauvais rêve dont il allait se réveiller… se réveiller… se réveiller. Enfin.


You told me to let go and I had my eyes closed. Why would you wake me if you're not gonna save me?

La vraie bataille ne se déroula pas dans l’arène contrairement à ce que Levi avait pu croire. Après avoir fièrement brandit son trident, rappelant vaguement son département, Levi s’était écroulé à cause de la douleur. Le reste fut flou, il se souvient juste avoir supplié de ne pas faire disparaître sa cicatrice. C’était sa marque, la marque qui prouvait qu’il avait combattu, mais surtout qu’il avait survécu. Les autres blessures qu’il avait reçu, plus ou moins superficielles furent effacées et en un rien de temps il fut remis sur pieds. Sauf qu’il était différent, l’enfant révulsé par les jeux du Chasseurs et l’implacable politique appliqué à Circencis avait disparu. A sa place se trouvait un gamin revêche, un peu taciturne et bourru qui gardait bien trop souvent le silence préférant rester replié sur lui-même plutôt qu’avoir à s’expliquer. Malgré tout, le brun ne rêvait qu’une d’une chose : retourner chez lui. Alors, il se plia à tout ce qu’on lui demanda, il attendait de pouvoir retrouver son père, revoir Elie, bien qu’il hésita un moment à devenir un bourreau. Il était doué pour traquer et tuer, c’était un fait. Son manque de cœur et son esprit cartésien lui avait permis de tuer des jeunes de son âge sans ciller, sans ressentir aucune honte. La mort n’était pas si laide au final, quand on s’y était faite, elle ne pouvait plus rien vous faire, pas même vous atteindre en plein cœur.
Il rentra finalement chez lui, regrettant presque de ne pas avoir choisi l’autre option. Il se sentait seul, extrêmement seul. Contrairement à ce qu’il avait cru, Levi ne revint pas en vainqueur. Les gens le regardaient les yeux amers et ne lui adressaient presque pas la parole. Partout on le jugeait, ses anciens camarades de classe le fuyaient et s’il avait vu son père, c’était bien la seule personne heureuse de le voir de retour. Elie l’évitait comme la peste et Anton refusait de le voir, surement à cause de la honte d’avoir abandonné son petit frère. Ainsi, le temps repris son cours tranquille, tous les six mois Levi avait la lourde tâche de devenir mentor chaque année il rajoutait deux échecs de plus à sa liste. Jusqu’à la onzième édition des Hunters Games qui lui valu de prendre une nouvelle place dans son département, pas celui de sauveur ou de vainqueur, juste celui du renégat qu’on commençait petit à petit à accepter dans les rangs.
Même si l’enfant qui avait quitté le district était un enfant foncièrement bon et rieur, l’enfant qui était revenu n’était plus qu’un tueur. Perdu dans une maison trop grande pour lui, le gamin tentait de refaire sa vie. Il avait à manger, à boire, il avait tout ce dont tous les habitants du coin rêvait. Malgré tout, Levi était bien le garçon le moins heureux des parages. Il avait revu son père à plusieurs reprises et même croisé son frère ou Elie. Cependant il restait seul, incommensurablement seul. Ce matin là, allongé dans son salon à regarder le plafond, le vainqueur devenu mentor ne trouvait pas la paix. Comme souvent depuis son retour il restait enfermé tel un ermite, ne sortant que pour aller se baigner et calmer les battements erratiques de son cœur. L’enfant n’était plus qu’une ombre du haut de ses treize ans. On ne le reconnaissait plus, ses yeux océans chauds étaient devenus glaciales et son visage affable était marqué par une tristesse, une noirceur que personne ne pouvait véritablement comprendre. Allongé, les yeux grands ouverts, Levi entendit du bruit provenant de sa cuisine. Attrapant le couteau posé sur la table de son salon, le brun se redressa en douceur avant de se faufiler le plus discrètement possible jusqu’à la cuisine. Depuis son retour des jeux, depuis son retour d’entre les morts le brun n’avait eu de cesse de s’entrainer, être plus performant, n’être plus qu’une ombre qu’on n’apercevait pas et surtout être beaucoup plus efficace. Il maniait l’épée comme personne et avait même appris à se servir d’un trident, selon lui il ne pouvait aider personne s’il n’était pas même capable de se protéger lui-même. Le couteau fermement coincé dans sa main, le jeune homme bondit dans sa cuisine bloquant l’intrus contre le mur, la larme pressée contre sa gorge.
« C’est moi ! C’est que moi ! » Souffla une voix qu’il ne connaissait que trop bien. Ses yeux se posèrent sur son grand frère qui avait eu le culot de venir le voir et il ne relâcha pas sa prise, pressant le traite un peu plus contre le mur alors que le couteau entamait légèrement sa peau. « Je devrais te tuer sur le champ, sale traite. » Souffla le gamin qui n’avait plus rien du Levi Saverin qu’Anton avait connu. Malgré ses mots, le plus jeune des deux recula d’un pas, laissant de l’espace à son grand frère bien que la seule chose qu’il désirait véritablement était de mettre fin à ses jours. « Pourquoi tu es là ? Pourquoi maintenant ? » Le temps avait coulé, mais la rancœur de Levi n’avait jamais fait que grossir. « Je jure que je voulais venir plus tôt, dés que tu es revenus, mais… mais je savais pas quoi dire. Je savais que tu me haïssais et je savais pas comment changer ça. Je sais toujours pas comment changer ça. » S’installant à la table de sa cuisine, Levi jouait avec le couteau qu’il avait entre les mains écoutant à peine son grand frère. Malgré tout, c’est d’une voix brisée qu’il lui répondit : « Tu m’as laissé y aller, tu m’as abandonné ! T’avais promis et pourtant tu n’as rien fais. » « Je suis désolé, je voulais, je te jure que je voulais mais j’ai pas eu la force. Tous les yeux étaient posés sur toi et tu criais et … et … j’ai pas pu. J’arrivais pas à parler, j’arrivais pas à bouger. » Faisant une longue pausé, Anton fixait son frère, cette copie de lui-même qui ne lui ressemblait absolument plus désormais. « J’aurais pas survécu dans l’arène… J’avais aucune chance, mais toi t’es revenu. T’as réussi. T’as peut-être pas fait les meilleurs choix, t’as peut-être tué Kara, mais t’es revenu. T’es revenu. » « J’AI TUE KARA A CAUSE DE TOI ! » Hurla le plus jeune en se levant, faisant tomber sa chaise au passage. « J’AI TUE CE BOURREAU A CAUSE DE TOI, J’AI TUE CES CAPTIFS A CAUSE DE TOI ! JE SUIS DEVENU UN MONSTRE A CAUSE DE TOI ! Et uniquement à cause de toi. » Souffla t’il alors que sa voix se faisaient terriblement faible. « Je suis désolé Levi, je voulais pas… Je crois que je vais partir, je crois que j’aurais pas du venir. » Se retournant après avoir posé une dernière fois ses yeux sur l’être brisé qui avait si longuement été son frère, Anton se retourna prêt à disparaître à nouveau. Avant qu’il ne puisse faire un pas, un couteau frôla sa joue avant de s’écraser au sol quelques mètres derrière lui dans la salle à manger. Se retournant, le cœur battant, l’ainé des Saverin tacha de sourire en disant : « T’es plutôt doué, tu m’as frôlé en le faisant exprès. » « Si j’étais vraiment doué j’aurais réussi à te planter ce truc en plein dans ton crane. » Répliqua Levi d’une voix d’outretombe.


So itʼs storming on the lake, little waves, our bodies break. There's a fire going out, but there's really nothing to the south.

Les nuits de Levi étaient sans sommeil. Même s’il disait ne rien ressentir, même s’il disait que la mort ne l’atteignait pas, l’adolescent ne pouvait lutter contre les images qui se rappelaient à son bon souvenir parfois. Il revoyait Kara et son épée s’abattant sur l’autre captive de son district. Il se rappelait du bourreau aux airs de chérubin. Il se rappelait de tout et tous les soirs il luttait afin de trouver un repos qu’il ne méritait pas. Ce soir là, il était sortit de chez lui à la nuit tombé. Peu importait si dans les rues on le toisait du regard, peu importait s’il portait toujours un couteau de chasse sur lui de peur de se faire attaquer. Le brun avait besoin de prendre l’air, besoin de rejoindre la mer. Ainsi, une fois arrivé sur la plage glacée à cause du vend froid qui soufflait sur la côte, Levi retira son t-shirt peu épais ainsi que ses sandales avant de poser son arme et de sauter la tête la première dans l’eau. Sans réfléchir à rien, le jeune homme s’enfonça dans les profondeurs d’une mer agité et ténébreuse. Depuis qu’il était enfant il était persuadé que sa mère, sa vraie mère était là, quelque part perdue au fond de l’océan. Il se disait fils de la mer et du vent. Il se disait unique en riant. C’était le gamin farceur que tout le monde adorait et le gamin que tout le monde s’était mis à pleurer dès le début des jeux du Chasseur. Cependant, les choses avaient bien changés et il n’était plus ce gamin adoré. Il n’était plus que le gamin détesté que tout le monde rêvait de voir tomber.
Se laissant porter par les vagues glacées, le garçon se fichait bien de tomber malade alors qu’il nageait comme un poisson dans l’eau. Au moins, en dessous de la surface, il n’avait plus à affronter le monde extérieur. Il sentait la mer le prendre dans ses bras et le bercer comme un enfant qui pleurerait trop. Ses yeux grands ouverts, le jeune homme nageait toujours plus loin, restait toujours plus longuement sous l’eau laissant ses poumons lui donner l’impression qu’il allait imploser. Par moment la douleur était telle qu’il remontait à la surface haletant. Il n’attendant toutefois pas bien longtemps avant de replonger. C’est ainsi qu’il se retrouva dans le creux d’une vague et remonta tranquillement à la surface sans voir la seconde vague qui ballotta violement son corps sous la surface. Depuis la plage quelqu’un avait vu le spectacle et attendait tranquillement de revoir le jeune homme remonté, ce dernier bien trop habitué à la mer que pour se laisser avoir comme un novice. Néanmoins le corps de Levi ne refaisait pas surface. Les poumons de ce dernier s’étaient vidés de leur air à cause de l’impacte de la vague s’écrasant sur sa cage thoracique. Les yeux ouverts, la conscience à des lieux de cette plage glacée, le brun accueillait avec quiétude une mer tueuse prête à lui offrir son premier et dernier baiser.
Des mains s’agrippèrent à ses bras musclés alors que le jeune homme à moitié conscient ne comprenait pas ce qui était en train de se produire. Ses yeux fermés, ses cheveux collés à son front, le brun sentait l’eau salée qui brûlait ses poumons et l’absence d’oxygène dans son système. Aussi mouillé que le jeune homme qu’elle venait de sauver, la brune qui venait de ramener Levi sur la plage entreprit de lui faire un massage cardiaque et de lui faire du bouche à bouche afin de vider ses poumons du trop plein d’eau dont ils souffraient. En quelques pressions sur la cage thoracique du jeune homme, ce dernier se remit à crasher de l’eau à profusion, brûlant de l’intérieur. Ses yeux toisèrent la silhouette penchée sur lui alors qu’une main délicate passait dans ses cheveux mouillés. Même si la jeune femme cherchait à cacher la tendresse qu’elle éprouvait à son égard, la terreur se trouvant dans ses yeux noisette et la tendresse que traduisait ses gestes ne mentait pas. Sans réfléchir, Levi tendit ses bras fébriles vers la silhouette de son amie tout en se redressant pour se blottir dans ses bras. Malgré lui, des larmes chaudes s’échappèrent de ses yeux alors qu’il respirait douloureusement. Maladroite, incertaine, Elie passa un bras autour du corps mouillé de son ancien ami sans trop savoir comment réagir. « Je suis désolé, je suis désolé, pardonnes moi par pitié. » Soufflait le jeune homme dans un de ces rares moments de honte, de doutes et de remords. Cherchant à le bercer, la jeune femme le serra plus fortement contre lui, son corps légèrement transit par le froid s’agrippant à cet ami qu’elle pensait avoir perdue.
Lâchant sa prise sur Elie, Levi se recroquevilla naturellement sur lui-même, ayant l’air d’un être frêle et brisé. Malgré elle, Elie se demanda si elle n’avait pas fait une erreur en n’allant jamais le voir malgré ses années. « Je suis désolé, j’aurais du te… » « Je sais, mais c’est normal, tout le monde aurait préféré que je sois mort. » Soupira t’il froidement comme si ce genre de remarque n’avait pas l’art de briser sa carapace. Posant une main chaude et incertaine sur le dos du jeune homme, l’adolescente pris peur lorsqu’il recula comme un animal craintif et blessé. Ils avaient quinze ans, ils avaient quinze ans et ça faisait déjà trois ans qu’elle ne lui avait plus adressée la parole fuyant à chaque fois qu’elle risquait de le croiser sans pour autant arriver à oublier son ami d’enfance. Elle comprenait sa douleur, à chaque nouveaux jeux elle mourrait de le voir si triste et de le voir se débattre avec ses démons. « Levi, c’est moi, moi Elie. Elie ton amie. » Le silence qui enveloppait les deux adolescents était lourd et sombre. Même s’il tremblait légèrement, Levi donna son t-shirt sec à la jeune femme sans se soucier du gros rhum qu’il risquait d’avoir. « On est plus amis Elie. On l’est plus depuis mon retour, tu le sais bien. » Les yeux du brun posés sur la mer qui s’était calmée, c’était avec une quiétude qui le tuait de l’intérieur qu’il avait dit ces mots. « Je suis désolé, j’aurais du te parler plus tôt, j’aurais du me moquer de ce que les autres pensaient, mais pendant les jeux tu as… » « J’ai fait ce que j’avais à faire ! Et personne ne peut me juger pour ça ! » Souffla t’il avant de se remettre sur ses pieds. Sa voix emportée trahissait sa colère et déjà il ne tremblait plus à cause du froid, mais à cause de la rage qui le consumait. Récupérant son couteau, il le coinça dans sa ceinture préférant éviter l’affrontement inévitable qu’il devait avoir avec Elie. « Tu as tué Kara, tu avais pas besoin de tuer Kara, tu avais pas besoin de tuer le bourreau ! Tu l’as fait parce que tu le voulais bien, parce que tu as changés ! » « Je l’ai fait pour revenir chez moi ! Je l’ai fait parce que des gens m’attendaient ici et que je devais gagner. Je l’ai aussi fait pour toi ! Je devais revenir, je devais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour revenir ! » Cria a-t-il sur un ton qui se voulait criant de vérité. C’était vrai, il avait fait ça pour elle, pour son père, pour les idiots de leur classe qui l’attendaient et qui priaient pour le voir revenir. Il l’avait fait pour eux et maintenant les gens ne trouvaient rien de mieux à faire que de lui reprocher sa survie, sa victoire. « Je partais perdu d’avance, mais j’ai gagné ! Est-ce que quelqu’un comprend ça ? J’ai gagné bordel, j’ai réussi à survivre et la seule chose que j’ai récolté en revenant est de l’amertume. » « Tout le monde sait que tu as failli devenir bourreau. Tout le monde sait que tu as pris goût au meurtre. » La belle désormais debout lui faisant face, elle le fixait dans les yeux sans avoir peur, sans se douter du bordel qu’elle semait sous son crâne. Il l’attrapa par les épaules, assurant une prise forte sur elle avant de la secouer légèrement. « Je suis revenu. Je suis revenu pour toi, pour mon père. Je suis revenu parce que je pouvais pas rester là bas, parce que j’avais besoin d’être chez moi. Est-ce que tu crois que ça a été facile de rentrer ? De regarder les parents de Kara dans les yeux ? Est-ce que tu crois que j’aurais pas préféré rester au Capitole et devenir un bourreau, arrêter de ressentir quoique ce soit, devenir un chasseur. J’aurais une meilleure vie, je me sentirais mieux dans ce cas, mais je l’ai pas fait. » Ses mains toujours agrippées aux épaules de la belle, Levi la regardait de plus en plus désespéré alors que sa voix se faisait plus roque et pleine d’émotion. « J’ai été en enfer et je suis revenu pour toi bon sang. Je suis revenu alors que j’aurais pu tranquillement me laisser crever. J’aurais aimé que tu comprennes… Que toi plus que quiconque comprenne et fasse le premier pas vers moi. » Sa prise devint de plus en plus faible alors qu’il se penchait en avant pour tomber à nouveau dans les bras de son amie. Enfouissant son visage dans le cou de cette dernière, il laissa les cheveux mouillés de celle-ci caresser son visage alors qu’il s’imprégnait de son odeur. Les places étaient inversés, a croire qu’ils étaient de retour trois ans plus tôt avant les jeux. Ne cédant pas à l’envie de se perdre à jamais dans les bras de la jeune femme, Levi se redressa alors que sa main droite allait naturellement se perdre dans les cheveux de son amie pendant que sa main gauche se posait sur la joue de celle-ci. Poussé par la tristesse, poussé par le désespoir, c’est la gorge noué qu’il posa ses lèvres sur celles d’Elie retenant son souffle, retenant son cœur qui ne demandait qu’à exploser.


Dernière édition par Levi Saverin le Mer 28 Aoû - 11:17, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:18

Bienvenue sur le forum ! même si je ne suis pas encore validée XD
Pour l'avatar, je dirais Robert Laby motté 
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:19

Robert pour ma part également, bienvenue copain 
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:42

BIENVENUE OFFICIELLEMENT.
Bon courage pour ta fiche, j'ai vraiment hâte de la lire et si tu as encore des questions, n'hésites pas. motté
Je dirais Logan vu que je connais pas Robert, mais choisis avant tout celui qui t'inspire le plus et garde moi un précieux lien hein ?
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:48

Finalement je me suis décidé, enfin à part si je change d'avis rire rire 
Merci pour vos avis fée  je vous n'aime déjà cours 

Léopoldine (gosh le pseudo de fouuuuu) je te réserve un lien de fifou pour ton aide et parce que tu gères   
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 16:58

Tu peux encore changer d'avis de toute façon. :mdl:
(oui, j'aime l'originalité ahah) mercii ! motté
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 17:22

Max était parfait aussi What a Face Bienvenue et bonne chance pour ta fiche et surtout merci de ton inscription amour 
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mar 27 Aoû - 21:57

Merci London, mais je pense rester sur Logan, il a le côté faussement inoffensif qui colle parfaitement à Levi. loading 

De rien Léo, en plus ton DC à aussi un nom qui déchire cours 

Hop hop hop, j'ai presque finie ma fiche fou 
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mer 28 Aoû - 9:58

Merci ! motté Faut juste que je fasse les présentations et hop j"peux rp.
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mer 28 Aoû - 11:38

J'adore ton histoire, vous faites tous des histoires hyper longues et très biens écrites.
J'ai l'honneur de te valider, pense à bien remplir les champs dans ton profil si ce n'est pas fait, mais aussi a faire toutes les demandes (de métier ou autres) pour ton personnage. N'oublie pas de te créer des liens ! motté
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   Mer 28 Aoû - 11:42

Merci pyramide sourire 
Je vais m'occuper de tout ça  
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MessageSujet: Re: we’ll talk to keep the silence from our ear sand we’ll laugh because we’re so close to tears + LEVI   

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